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  Summer make me forget my worries ~ Adonis d’Été ~

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Gauffre

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Messages : 26
Date d'inscription : 13/02/2016

MessageSujet: Summer make me forget my worries ~ Adonis d’Été ~   Dim 22 Mai - 14:37


   
550 de large
Prénom P. Nom

   
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Nom.

Adonis d'Ete.
   

Sexe.

Femelle
   

Clan.

Brume
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Age -en lunes-.

48 lunes
   

Rang

Guérisseuse
   

...

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Des questions ?

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Savez-vous grapher ?

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Quel âge avez-vous en vrai ?

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History
Parlez-nous ici de l'histoire de votre personnage, de son passé, de sa vie, de sa non-vie (une petite mort est si vite arrivée), tout ceci en 15 lignes s'il vous plaît, et même un peu plus si affinité!

   Des tourbières entourées de prairies humides, au sol marécageux vacillant sous les pattes, où ne poussaient que quelques arbres rabougris, des joncs, des myrtilles ; cette partie du marais n'était pas l'idéale pour accoucher, et pas que cette partie, le marais lui même ne l'était pas. Mais Sombre Mélopée n'eut pas le temps de rentrer au camp de cette partie de chasse, car les contractions commencèrent à se faire ressentir. Heureusement qu'elle n'était pas partie seule, et Doux Rêve, le père des chatons qu'elle attendait, l'accompagnait. La mère ayant un pelage d'un noir profond, et le père d'un gris sombre parsemé çà-et-là de taches blanches, aucun ne s'attendit à la petite surprise que fut notre future guérisseuse. Le premier de ses frères fut noir, et le second aussi, ainsi que la troisième, son unique sœur, mais notre chatonne, la petite dernière, était comme le rayon de soleil illuminant la nuit, la flamme perçant les ténèbres, le phœnix parmi les corbeaux. Elle était d'un roux clair brillant.
Sombre Mélopée avait prévu comme noms toutes les vertus dont elle avait eut usage lors de sa grossesse : vaillance, patience, volonté et calme. Elle pensa en ces termes : "Ce sera donc Patte Vaillante pour le premier, Patte Patiente pour le second, Petite Volonté pour la troisième, mais, j'avoue ne pas avoir été si calme que ça durant ces dernière lunes, et cette flamme qui danse sur le pelage de la quatrième est tout sauf calme, elle est fougueuse et plus belle qu'une fleur. Une fleur..."
Peu de fleurs poussaient dans le marais en été, et aucune les autres saisons, mais c'était l'été, et la mère trouva dans son champ de vision quelques tâches rouges parmi les tons ternes de la tourbe et des plumeaux des roseaux crèmes. "Qu'est-ce là mon doux ?" Demanda-t-elle à son bien-aimé. "Ce sont des Adonis d'été, ma tendre" "Ce sera donc Petite Adonis". Et, après leur avoir trouvé des noms, encore toute tremblante de la douleur de l'accouchement, Sombre Mélopée rassembla ses chatons auprès d'elle et les câlina. "Je vous aime déjà tous, autant les uns que les autres, et jamais rien n’entachera cet amour"
Le lait coulait dans la gorge de Petite Adonis comme de la vie pure et douce à l'état liquide. Elle avait encore les yeux fermés, et pas assez d'esprit pour bien réfléchir, mais elle se dit que rien ne devait être aussi bon que sentir cette chaleur, et d'enfoncer son museau dans un pelage duveteux pour sentir le cœur de sa mère battre en elle. Elle se disait encore, à ce moment précis, que la vie, si c'était cela, se nourrir d'amour, de chaleur et de lait, était la chose la plus merveilleuse qui aurait pu lui être accordée et que cela serait infini.
Elle grandit alors dans la pouponnière, auprès de ses parents, ses frères et sa sœur, dans la chaleur et l'odeur du lait. Elle flottait dans un doux rêve. Tantôt elle dormait, rêvant d'amour chaud et de boules de poils remuantes - elle ne connaissait rien d'autre, et l'on ne rêve que des souvenirs que le cerveau a emmagasiné ; tantôt elle se relevait, réveillait ses frères et sœur en gigotant pour se frayer un passage jusqu'au douces mamelles, lui apportant assez d'énergie pour téter encore jusqu'à se rendormir, bercée par des battements de cœur.
Et puis ils commencèrent à parler, à jouer, à sortir dans le camp. Petite Adonis se révéla timide, tout comme sa sœur Petite Volonté, mais leur deux frères étaient là pour les protéger dans cette partie du monde qu'elles connaissaient, le camp de la brume. Chaque matin, Doux Rêve réveillait les chatons pour une sortie surveillée, où ils jouaient à se battre et à poursuivre des feuilles mortes, et chaque soir, Sombre Mélopée rassemblait ses enfants auprès d'elle pour leur raconter un conte ou une légende. Elle leur parlait des grands guerriers qui avait habité la forêt, et de leur exploits, mais ce qu'elle préférait, c'était inventer des récits. Les quatre l'écoutaient alors avec de grands yeux et, après leur quart-d'heure de gémissements pour connaître la suite de l'histoire, ils s'endormaient tous profondément.
Patte Vaillante, Patte Patiente, Petite Volonté et Petite Adonis étaient comme les quatre doigts de la patte. Parfois ils allaient derrière la pouponnière et se parlaient entre eux, sans leurs parents pour les surveiller. Les deux mâles voulaient toujours faire des bêtises, mais rien de bien grave : aller espionner les guerriers, leur bondir sur la queue, taquiner les chatons plus petits qu'eux... Alors les femelles les suivaient, mais comme elles étaient plus sages et pas très courageuses, elles avaient souvent le rôle de surveiller les alentours pour vérifier que leurs parents n'arrivaient pas.
Chaque nuit après l'histoire, Petite Adonis se blottissait contre le pelage noir de Petite Volonté. C'était comme sa meilleure amie, même si elle adorait aussi ses frères. Elle la comprenait toujours et parfois, même, elles complétaient leurs phrases chacune leur tour. Les deux sœurs étaient apparemment née en se tenant la patte, d'après ce que leur avait dit leur maman. Et elles grandirent en restant à côté, marchant dans les pas de l'autres, encadrées par leurs frères protecteurs.

Un jour que leur baptême d'apprentis arrivaient à tous, Patte Vaillante décréta à ses sœurs : "Nous sommes assez grands pour sortir du camp maintenant". Patte Patiente, qui était loin d'être sage et patient, hocha la tête. Petite Volonté jeta un regard à Petite Adonis, puis dirent toutes deux en même temps : "D'accord, allons demander à maman". "Non ! Vous n'avez pas comprit, on va sortir en secret, parce qu'ils ne voudront jamais si on leur demande, à elle ou à papa".
La petite rousse se dandina et passait d'une patte à l'autre, dérangée. "Ouaah, génial !" fit alors Petite Volonté, et pour la première fois de sa vie, Petite Adonis n'était pas d'accord avec elle. Elle avait un mauvais pressentiment, elle sentait que ce n'était pas bien, et que si les adultes leur interdisait de sortir seuls, il y avait une raison. Mais elle se tut, car elle avait trop peur des regards que sa sœur lui lancerait si elle disait ne pas être d'accord, ça serait comme rompre un lien invisible entre elles deux : il se reformerait bien sûr, mais elle la bouderait quelques jours, et ça, ce serait insoutenable pour notre petite phœnix parmi les corbeaux. Alors elle les suivit.
Ils partirent le matin même, Patte Vaillante en tête de la petite troupe, voulant se promener un peu dans la forêt des Feufolets puis rentrer. Enfin ils pensaient se trouver dans cet endroit, mais ils marchèrent beaucoup et les pins aux pieds moussus pleins de champignons se firent remplacer par d'autres arbres plus variés, plus petits, châtaigniers, frênes... L'air était doux et ayant beaucoup bu de lait ce matin, ils étaient plein d'énergie, si bien que leurs pattes les portèrent jusqu'au bois sombre. Ils sentirent une odeur différente à leur clan, bien sûr, mais n'y accordèrent pas plus d’intérêt que cela.
Au camp, leur disparition fut vite remarquée, et on se mit à les chercher. Mais on était habitué, ils adoraient se cacher à l'intérieur du camp, dans des troncs d'arbre creux ou derrière des mottes de terre.
La fratrie arriva sans s'en rendre compte sur le territoire du clan des Pruniers. Les arbres devinrent plus espacés, il y avait des saules et des peupliers, mais seule Petite Adonis semblait le remarquer. "Ne peut-on pas rentrer maintenant ?" demandait-elle presque tout les trois pas. "Le soleil n'est même pas encore à son zénith !" répliquaient les deux mâles. Finalement, Petite Volonté joignit sa voix à celle de sa sœur : "J'ai chaud et j'ai faim, rentrons, on a déjà vu beaucoup de choses". Et c'est seulement au moment de retourner sur leur pas qu'ils dressèrent tous leurs oreilles. Le clapotis de l'eau éveilla leur curiosité. "Allons voir, nous rentrerons après" déclara Patte Patiente, pressé de voir à quoi pouvait ressembler un ruisseau ou une rivière.
Il arrivèrent à un endroit ou le sol formait une crevasse, et ou un bras de la rivière coulait en contrebas. Ce n'était pas aussi profond que les falaises au niveau des montagnes très loin, mais tout de même très dangereux, car les berges pierreuses descendaient à pic, complètement verticales et hérissées par endroit de pointes sortant de la roche, auxquelles on pourrait espérer s'accrocher si on croyait pouvoir descendre jusqu'à la rivière.
Patte Patiente se pencha sur le bord. "Waaah" murmura-t-il. Les deux femelles s'approchèrent ensemble et ouvrirent de grand yeux comme des œufs. C'était très beau, cette eau en contrebas qui se déchaînait, dévalait la pente et essayait de sortir de son lit, le torrent entraînant tout morceau de bois qu'on pouvait y jeter, toute feuille qui tombait d'un arbre. L'écume que formait la rivière était comme de la bave sortant de la gueule d'un chien enragé, et le bruit assourdissant de l'eau se cognant contre les rochers était son aboiement. Et ce chien fait d'eau et de pierre était près à tout avaler sur son passage. Petite Adonis recula d'effroi. "C'est dangereux, surtout il ne faut pas qu'on..." Elle ne put pas finir sa phrase qu'un gémissement aiguë déchira l'air, mais il était trop étouffé pour qu'on puisse vraiment l'entendre.
Le bord s'était effondré sous les pattes des deux frères, mais Patte Vaillante avait su s'accrocher, alors que Patte Patiente n'avait plus que les deux pattes avant agrippées toutes griffes sortit à une pointe de pierre perçant de la falaise, et les pattes arrières s'agitant dans le vide. Le sol s'effrita aussi sous les sœurs, et seule la rousse sut se retirer à temps. Petite Volonté tomba encore plus bas que Patte Patiente, et s'accrocha aussi à une pointe, mais elle était blessée à la tête. Petite Adonis cria. Prenant son courage à deux pattes, c'est Patte Vaillante qui décida de descendre aller chercher sa sœur au pelage noir. La rousse le regarda faire, tétanisée et prise de panique, ne pouvant plus bouger d'un poil. Le premier né réussit alors, en sautant de pointe en pointe, à prendre le petit bourrelet de peau de la nuque de Petite Volonté dans la gueule et à la traîner un peu plus haut. Patte Patiente attrapa ensuite le bourrelet de son frère et ils formaient ainsi une chaîne. Etant la seule à n'avoir rien dans la gueule, seule Petite Volonté put parler. "Petite Adonis, attrape Patte Patiente et hisse-le jusqu'à toi". Mais c'était plus facile à dire qu'à faire, car comment la rousse aurait-elle put hisser trois fois son poids ? Néanmoins, elle essaya, et en se penchant, pu attraper le bourrelet de peau de Patte Patiente, qui lui même tenait Patte Vaillante qui tenait Petite Volonté.
Sombre Mélopée arriva, ainsi que Doux Rêve, ils avaient suivit la trace de l'odeur de leurs chantons. Ils virent avec horreur la scène qui se déroulait, la vie de ses frères et sa sœurs dans la gueule de Petite Adonis, seulement quand Doux Rêve voulut s'approcher pour tous les hisser d'un coup, le sol commença aussi à s'effriter sous son poids et il recula : seul un chaton pouvait marcher sur cette surface. "Tire Petite Adonis ! Tire !" hurla sa mère, mais la rousse était à bout de force et en pleurs. La gueule pleine de poils, elle voulut cracher mais devait tirer. Campée sur les pattes arrières, elle réussit à les faire monter un cran plus haut, ce qui signifiait que tous reposaient dans le vide, sans appui désormais. Et c'est là qu'elle lâcha tout. Sans le faire exprès bien sûr, c'est une évidence, mais cela ne lui glissa pas de la gueule, elle lâcha prise d'un seul coup, épuisée. En vérité, c'était ses muscles tendus de sa mâchoire qui avaient lâchés, et elle s'y fit une entorse. Mais sa mère ne vit hélas pas cela de cet œil. Suivant du regard ses chatons sombrer dans le vide, puis s'enfoncer dans les vagues écumantes, elle devint folle de tristesse, et accusa Petite Adonis e l'avoir fait exprès - la rousse, actuellement, se tordait au sol de douleur et de chagrin.
Petite Volonté se débattit dans l'eau un instant. "Clan des étoiles, vais-je souffrir ? Pitié, non". Elle apercevait déjà les rochers vers lesquels le courant l'entraînait, elle et ses frères. Ils allaient souffrir si elle n'agissait pas, et prise d'un élan protecteur, elle arrêta de se débattre pour rester à la surface et rassembla ses frères auprès d'elle. Ils s'enfoncèrent tous trois dans l'eau et moururent plus rapidement que cela aurait pu se passer en se cognant contre les rochers. L'eau emplissant les poumons de Petite Volonté, elle pensa très fort : "Je t'aime, petite sœur, et je sais que ce n'était pas ta faute, je prendrais soin de nos grands frères, ne t'inquiète pas".



"Maman je n'ai pas..." tenta Petite Adonis, la douleur la lançant à chaque mot qu'elle prononçait.
"Non, ne m'appelle pas Maman, je ne suis plus ta mère, tu n'es plus ma fille ! Tu n'es qu'un démon, tu as tué mes enfants, sale tueuse, je te hais, je te renie !"
Doux Rêve lui ne dit rien, mais se replia du côté de Sombre Mélopée : il aimait plus sa compagne que sa fille, bien qu'il ne pensait pas que Petite Adonis était une tueuse.
Les deux parents rentrèrent donc au camp en courant, laissant là la chatonne hurlant au ciel, et voulant se laisser mourir. Mais c'est que la douce pensée de  Petite Volonté lui parvint. "Je t'aime, petite sœur". Elle se releva donc, chancelante, et rentra au camp, l'esprit de sa sœur lui donnant la force pour le faire. Arrivée au camp, elle s'effondra à l'entrée.
Sombre Mélopée voulut essayer de persuader le chef de la bannir, d'abandonner cette tueuse, ou encore de la tuer mais il n'en fit rien. La chatonne fut recueillie dans l'antre du guérisseur actuel, Délice des Anges, qui une fois avoir mit un cataplasme à son museau, écouta avec attention sa version des faits et en fit part au chef. Et bien sûr le chef cru le guérisseur, se rendant compte que Sombre Mélopée n'avait plus tous ses esprits.
Le baptême de Petite Adonis fut néanmoins retardé, étant donné qu'elle était atrocement blessée à la gueule et aux muscles du cou. Sombre Mélopée étant devenue à moitié folle, elle resta loger dans la pouponnière, parlant un peu toute seule à des chatons invisibles, et personne ne put la déloger. Doux Rêve finit par se séparer d'elle et redevint un guerrier célibataire et solitaire, décidant tout de même d'ignorer la chatonne qu'il lui restait.
Comme Petite Adonis ne pouvait entrer dans la pouponnière au risque de se faire attaquer par sa mère, elle logea dans l'antre du guérisseur. De toute façon elle était presque sevrée, alors elle survécu, mais sa blessure mit des lunes à se remettre. Pendant tout ce temps là, un apprenti guérisseur fut nommé, il s'appelait Nuage de Miel, car son pelage brun crème un peu doré rappelait cette couleur. C'est lui qui se mit à s'occuper de la pauvre Petite Adonis, toute triste, nostalgique et profondément blessée. Son mentor Délice des Anges lui avait bien dit : "Elle a une blessure encore plus grande que celle à son museau, c'est une plaie qui ne peux se refermer grâce à un cataplasme, car elle se trouve dans son cœur". Alors, curieux, Nuage de de Miel passa du temps avec la chatonne, ils discutaient de tout et de rien, se racontait des histoires. C'est même avec lui qu'elle sortit parfois se balader hors du camp. Bien vite, ils prirent leurs habitudes et elle l'aidait à ramasser des herbes la journée, tandis que le soir ils s'endormaient l'un contre l'autre. La rousse éprouvait tant de plaisir à se blottir contre lui, et son cœur battait la chamade chaque fois qu'il lui faisait un compliment. Nuage de Miel était un chat drôle et plein de vie.
Un soir, alors que la chatonne commençait à fermer les yeux pour s'endormir, Nuage de Miel se pencha sur Petite Adonis et lui murmura à l'oreille : "Je t'aime". Ce fut le deuxième plus beau moment de sa vie, après celui de sa naissance et sa petite enfance, et dès cet instant, la chatonne ne put plus vivre un instant sans sentir la chaleur de l'apprenti guérisseur auprès d'elle. Alors que sa blessure guérissait lentement, elle pouvait tout de même l'accompagner et l'aider un peu dans la cueillette des plantes, et même qu'elle aimait cela. Mais elle adorait dormir à ses côtés, et quand il la soignait. Il posait délicatement ses coussinets sur son museau et dans sa gorge, pour y étaler un nouveau cataplasme. La rousse se sentait revivre, et malgré qu'elle n'oublia jamais ses frère et sa sœur, ainsi que ses parents, Nuage de Miel compensait largement le creux qu'il y avait en elle, et la plaie dans son cœur se refermait. Un soir que son amoureux était un peu malade - il toussait, rien de plus - alors Délice des Anges avait pu partir à la Pierre de Lune avec les autres guérisseurs, tous deux se mirent à parler de l'avenir. Elle allait bientôt devenir apprentie, car elle était presque guérie.
"Je serais un grand guérisseur, et toi une grande guerrière. Nous aurons trois chatons, il y aura Petit Papillon, Patte de Rubis et Boule Rousse, qu'en dis-tu ?" fit Nuage de Miel avec amusement. "Oh oui ! Petit Papillon fera tout le temps des bêtises et entraînera ses sœurs dans des coups pas possibles !" répondit-elle. "Mais on les surveillera bien et ils resteront près de nous, je ne ferai jamais comme Sombre Mélopée" ajouta-t-elle avec un pincement au cœur. Nuage de Miel appuya alors son museau contre le sien. "Tu es quelqu'un d’exceptionnel pour moi, tu le sais ?" murmura-t-il. Et elle répondit : "Je souhaite qu'on vive tous les deux très heureux, avec nos chatons et notre clan". "Oui... Nous serons très heureux, peu importe ce qu'il nous arrivera, tant que nous serons ensemble nous pourront venir à bout de tout". Ils se mirent à ronronner, et trêve de belles paroles, s'endormirent l'un contre l'autre après s'être échangé une petite léchouille sur l'oreille.
Nuage de Miel était la seule chose qui permettait à Petite Adonis de continuer à vivre. Après ce qui était arrivé avec ses frères et sœur et sa mère, elle s'était sentie si impuissante, si coupable... Et puis il était arrivé, avec son rire cristallin et son regard embrasé... Nuage de Miel, son nom sucré sonnait comme la plus belle des mélodies à ses oreilles.
Mais lors de la nuit suivant le soir où ils avaient parlé de leurs futur, Petite Adonis fut réveillée par une sorte de gémissement. Il faisait totalement noir et on ne voyait rien du tout. "M... Mielou, ça va ?" Le jeune mâle se mit à tousser. La chatonne se resserra contre lui, et sentit un liquide poisseux imprégner sa fourrure. "Tu crache du sang, tu... saignes ?! Vite, il faut appeler quelqu'un Au secours !" appela-t-elle. Et elle s'apprêta à le répéter plus fort, car elle n'avait pas beaucoup de voix, mais Nuage de Miel gémit : "Non". Elle se tourna vers lui, interrogative. "Non" répéta-t-il, "personne ne doit venir, ça ne changerai rien, je veux partager mes derniers instants avec toi, et toi seulement". Petite Adonis se mit à sangloter. "Tes... derniers instants ? Non !". Elle ne pouvait pas croire qu'il s'en allait, qu'il la laissait ainsi. "Non, tu vas t'en sortir, il faut qu'on..." "Nisou... L'hémorragie a déjà... Je veux dire que... Enfin..." Il ne sut pas terminer sa phrase. "Et nos chatons ? Oh ne pars pas, ne me laisse pas seule, je l'ai déjà été avant de te rencontrer, mais là je ne pourrai pas continuer à vivre... Bats-toi, reste près de moi" Elle lui fit une léchouille sur le bout du museau. Elle avait l'impression de sentir son cœur se déchirer en milles morceaux. Il ne pouvait pas partir ! Il n'en avait pas le droit ! "Je ne veux pas mourir..." murmura faiblement Nuage de Miel dans un soupir. "Ne parle pas comme si je t'abandonnais, ce n'est pas ma faute... je ne veux pas te laisser..." Pour la première fois de sa vie, la rousse vit son amoureux pleurer. Les larmes roulaient sur ses joues comme la plus triste des pluies en un sombre jour d'hiver. "Ne m'oublie jamais, continue à vivre, n'oublie pas que je t'aime, mais n'essaie pas de me rejoindre, je te connais..." Elle pleura et ne voulu pas répondre. Il restèrent ainsi dans une flaque d'un mélange de sang et de larmes quelques secondes et Nuage de Miel fut soudain animé d'un spasme. "Non !" hurla la chatonne. "Non ! Attend ! Je... Moi aussi je t'aime". Mais il devint soudain tout froid. "Je t'aime" répéta-t-elle. "Je t'aimerai toujours".

Petite Adonis décida de devenir apprentie guérisseuse. Elle aimait faire cela comme elle l'avait fait si souvent en se baladant avec ancien compagnon. Elle devint Nuage d'Adonis, l'apprentie de Délice des Anges. Puis elle prit en devenant guérisseuse, quand son mentor devint ancien, suite à sa perte de l'odorat, le nom de la fleur qui poussait dans les marais le jour où sa mère avait accouché : Adonis d'été.

Épilogue
Adonis d'été se baladait dans la Forêt des Feufolets et, entendant quelqu'un parler, décida de franchir la frontière. Elle ne se le serait jamais autorisé en temps normal, mais aujourd'hui elle avait ce pressentiment, le même qu'elle avait eut avant la mort de ses frères et sœurs. Elle vint au lieu exact de leur mort, là où elle avait lâché prise.
Sa mère était là, à regarder le fond des gorges et l'eau enragée s'y déchaînant. Sombre Mélopée glissa sur sa fille un regard vide, comme si elle n'avait été rien d'autre qu'un bout de bois, puis se jeta dans la rivière noire et écumante.
La guérisseuse ne la regarda pas s'écorcher sur les rochers et les teindre de son sang écarlate, mais elle leva la tête et vit, de l'autre côté, sur l'autre berge verticale, sur la falaise d'en face, trois chatons qui se tenait les uns contre les autres, qui se tenait chaud, blottit les uns contre les autres, à la regarder. Ils étaient tous noirs, mais un peu transparents, et semblaient constellés de petits éclats d'étoiles.
Adonis d'été salua ses frères et sa sœur d'un sourire, et elle sentit une douce chaleur auprès d'elle. Un chat couleur de miel lui fit un sourire triste et mélancolique, avant de disparaître, tout comme les trois chatons de l'autre berge.


   
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Description Physique
Parlez ici en 10 lignes de l'apparence de votre personnage, n'omettez rien, ni le grain de beauté, ni le tatouage, ni le style vestimentaire! Adonis d'été, c'est un petit éclat de soleil, un phœnix paré de plumes enflammées qui déploie ses ailes et fait danser la lueur des flammes sur son pelage mi-long. Adonis d'été c'est des yeux ternit par son passé, crèmes, jaunâtres, comme deux bonbons acidulés posés au milieu d'un visage aux traits délicats, mais souillés d'un petit museau cassé, et d'une mâchoire un peu décalée, barrée de cicatrices. Adonis d'été c'est une démarche lourde et fatiguée, comme si le phœnix arrivait en fin de vie, comme si l’instant de se consumer était venu. Car le phœnix ne peut plus voler, elle qui autrefois volait et marchait d'un pas si léger que le vent dans son pelage faisait naître une flamme plus vraie que nature. Adonis d'été, c'est de grosses pattes, parce que sans cette force dans ses pattes pour la soutenir, elle s'effondrerait. Adonis d'été, c'est des griffes bien usées, qu'il lui arrive de ronger, avec aucun de la même taille que l'autre. Adonis d'été, c'est des dents blanches qui brillent, mais dont quelques unes sont cassées, ce qui, avouons-le, est laid. Adonis d'été, c'est son regard. Ce regard qui vous prend, qui vous retourne. Par comme pour certains par sa beauté, mais par sa dureté, parce qu'il contient tout ce qu'elle a vécu. Parce que son regard contient la mort, l'amour, les larmes et la douceur. Parce qu'il semble voilé et humide tout le temps, et qu'il est d'un vieux jaune usé, avec des pupilles toutes fines, noir d'encre.
Spirit!
Parlez ici en 10 lignes du mental de votre personnage. Courage, il s'agit simplement de répondre à cette énigmatique question: qui est-il? Que veut-il? Où va-t-il? Argentique ou Numérique?Adonis d'été n'est pas grand chose, et ce qu'elle veut, elle pense qu'elle ne pourra plus jamais l'avoir. Vers où elle va ? Et bien la mort, comme tout le monde, comme tout ceux qu'elle a aimé et qui l'ont quitté. Elle cherche a aimé les gens et a pouvoir veiller sur quelqu'un quand elle ne sera plus. Elle est empreinte d'une extrême douceur et veille sur les autres sans aucune supériorité. Elle aime être guérisseuse, guérir les maux, les blessures, et tenter d'aider ceux qui comme elle ont eut du mal à avancer dans la vie, mères endeuillées, chatons orphelins, attristés par la perte d'un ami... C'est tout ce à quoi elle pense, aider. Et sinon, elle pense aussi au passé et y vit encore un peu. Elle sent encore le goût de la fourrure qui est restée dans sa bouche quand elle a lâché prise et que ces frères et sa sœur sont morts, mais elle sent encore le lait chaud couler dans sa gorge et le sang de son amoureux coller les poils de son pelage. Si elle sait se défendre ? Elle n'y a jamais songé, elle n'est pas vraiment téméraire, ni courageuse, mais comme elle n'a plus peur du danger et de la mort... De toute manière personne ne lui cherche de noises, car son regard peut suffire à faire ravaler l'envie qu'on a de l'embêter. Et pour les nombreux à qui cela ne suffit pas, son calme devient alors son arme. Nostalgique, mélancolique, triste, calme, serviable, sont des mots qui peuvent la décrire. Mais elle n'est pas parfaite non, loin de là, car son esprit rêveur l'emmène parfois si loin qu'elle peut délirer un peu.

   Sed cautela nimia in peiores haeserat plagas, ut narrabimus postea, aemulis consarcinantibus insidias graves apud Constantium, cetera medium principem sed siquid auribus eius huius modi quivis infudisset ignotus, acerbum et inplacabilem et in hoc causarum titulo dissimilem sui.

© Narja - Never-Utopia


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